Coronavirus : tout ce qu’il faut savoir sur les masques de protection

Bien avant l’avènement de l’épidémie mondiale du Coronavirus en Chine en décembre 2019, les masques de protection existaient déjà. Ils étaient utilisés principalement par les agents de santé ou les agents de laboratoires médicaux pour éviter d’entrer en contact avec certains agents pathogènes. Aujourd’hui, c’est l’un des principaux éléments dans la lutte contre la propagation de la Covid-19. Chirurgicaux ou artisanaux, jetables ou réutilisables, ces masques restent en effet l’un des plus grands moyens pour éviter de contracter le virus. Voici donc tout ce qu’il faut savoir sur les masques de protection.

Qu’est-ce qu’un masque de protection ?

Par définition, un masque de protection est un dispositif destiné à protéger l’utilisateur de l’inhalation de poussières nocives, d’agents pathogènes, de fumées, de vapeurs ou encore de gaz. Il en existe une large gamme, de types et de tailles différentes, utilisée par les militaires, les agents médicaux, le secteur privé et le public en général.

Quels sont les différents types de masques de protection ?

Comme indiqué un peu plus haut, il existe plusieurs types de masques de protection, dont les masques chirurgicaux préconisés pour les praticiens hospitaliers. On a aussi les masques de protection FFP accessibles à tous. Il faut noter que tous jouent à peu près le même rôle.

Les masques chirurgicaux

Destinés au personnel de santé, ces masques protègent le porteur et empêchent également qu’il ne transmette ses germes aux malades. En clair, le masque chirurgical empêche principalement la propagation et donc la transmission des gouttelettes émises par le porteur.

De type jetable, ils sont dotés de deux faces ; l’une bleue (ou autre couleur) et l’autre blanche. La face blanche est celle absorbante. Il convient donc de porter le masque de manière à ce que le côté bleu soit à l’extérieur.

Les masques FFP

Les masques « Filtering FacePiece », littéralement en Français « pièce faciale filtrante », sont des appareils de protection respiratoire jetables. Ils ont été conçus pour filtrer les particules nocives présentes dans l’air.

Les masques FFP protègent ainsi contre certaines maladies en empêchant la transmission de ces particules d’une personne à une autre. Il en existe trois différentes sortes caractérisées par leur degré de filtration :

  • les masques FFP1 : ce sont les moins filtrants des 3. Avec une capacité de 80 % minimum de filtration d’aérosols, ces masques sont essentiellement anti-poussières. Les masques FFP1 sont facilement identifiables par leur élastique jaune
  • les masques FFP2 : ils sont plus efficaces que les FFP1 en termes de filtration d’aérosols, puisqu’ils ont une capacité de 94 % minimum. Les masques FFP2 sont également plus étanches et plus résistants. Ils protègent entièrement contre les substances chimiques en poudre et les particules virales ou virus. Leur utilisation ne doit pas excéder 6 heures. On les reconnaît aux couleurs blanches ou bleues de leur élastique
  • Les masques FFP3 : avec une capacité de filtration des particules aériennes d’au moins 98 %, les masques FFP3 sont sans aucun doute les plus performants. Cependant, ils ne protègent que le porteur et aucunement son entourage. Leur temps d’utilisation maximale est de 8 heures et ils sont identifiables grâce à leur élastique de couleur rouge.

Les masques artisanaux

Dans un contexte où le port de masque est obligatoire et la demande sans cesse croissante en raison de la Covid-19, plusieurs entreprises textiles se sont lancées dans la confection de masques artisanaux. Ils sont réalisés à partir de tissus en coton, en mousseline, en soie, en flanelle naturelle ou même en tissu Wax hollandais.

Bien que tous protègent d’une façon ou d’une autre contre le virus, il faut signaler qu’après des expériences il a été démontré que le coton tissé serré, la soie ou encore la mousseline sont les mieux indiqués pour la confection des masques artisanaux adaptés.

Comment utiliser convenablement son masque de protection ?

Une chose est de porter un masque et une autre est de bien le porter pour éviter d’être infecté. En effet, pour bien mettre son masque il y a des règles à respecter.

Pour porter son masque, il est capital de se laver d’abord les mains à l’eau et au savon ou d’utiliser une solution hydroalcoolique avant de le toucher. Ensuite, la prise du masque doit se faire par les lanières élastiques qui sont à fixer derrière les oreilles. Une fois le masque fixé, veillez à ce qu’il couvre entièrement le nez, la bouche et le menton. Il faut pour finir s’assurer que la partie haute est bien positionnée sur l’arête du nez en pinçant la barrette sur le nez du bout des doigts (index et pouce).

Maintenant, pour enlever le masque, il faut le retirer par l’arrière. Tenir l’élastique par le bout et le retirer sans toucher l’avant du masque. Il doit être jeté dans un bac approprié. N’oubliez pas, il est capital de se laver les mains à nouveau après l’avoir retiré.

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